Craignez-nous d'autant plus que nous ne possédons point de corps...
La raison pour laquelle l'être humain garde encore espoir est qu'il ne peut point voir la mort ...
Si j'étais la pluie pourrais-je toucher le c½ur de quelqu'un, à l'image de la pluie qui réussi à réunir le ciel et la terre éternellement distants ? ...
On s'attire mutuellement, comme des gouttes d'eau, comme des planètes ...
On se rejette l'un l'autre, comme des aimants, comme les couleurs de la peau ...
Je ne peux pas te protéger sans serrer un sabre dans mes mains. Or je ne peux pas t'embrasser le sabre à la main.
Oui... nous n'avons point de destinée... Ensevelis que nous sommes dans l'ignorance et dans l'horreur, seuls quelques malheureux parmi nous perdent l'équilibre et tombent dans ce torrent boueux qu'on appelle la destinée ...
Nous ne pouvons jamais verser de larmes.
Les larmes ne sont rien d'autres que la défaite du corps contre le c½ur. Elles constituent la preuve que garder un c½ur ne set à rien d'autre qu'à s'affaiblir.
Si je me rouille je ne pourrais point me relever pour attaquer à nouveau.
Si tu ne peux plus te servir de moi pour combattre, alors brise mon corps en morceaux.
L'honneur et la lame d'un sabre sont semblables en tout point.
Oui... nous regardons tous en l'air, les yeux bien ouverts, pour voir voler nos rêves, après tout.
Même si on arrivait à allonger le bras suffisamment pour écarter les nuages, traverser le ciel et toucher mars et la lune... même ainsi on ne parviendrait pas à toucher la vérité.
La lueur des flammes éclaire mes crocs qui manquent néanmoins leur cible.
Je ne vis que dans l'espoir que ma gorge ne soit point déchiquetée avant que je ne voie cette étoile...
Ce qui nous permet de considérer la beauté d'une fleur parfaite est le fait qu'on prend le temps de s'arrêter pour bien la regarder. C'est le fait de passer cet instant en un état de parfaite tranquillité, sans continuer notre marche vers le ciel.
En renonçant à la fierté, Nous faisons un pas vers la bête.
En renonçant à notre c½ur, Nous nous éloignons d'un pas de la bête.
Grince, grince, Tour du pêché purifiée Dans la première lumière Qui transperce le monde.
Vacille, vacille, Tour de l'équilibre absolu.
Qui va tomber, le ciel ou nous ?
Je m'entraîne seul à te dire adieu.
La crinière brûlante du soleil va effacer les traces de pas sur la neige
Ne crains pas les illusions, c'est déjà sur elles que le monde repose.
Rouge comme le sang,
blanc comme les os,
rouge comme la solitude,
blanc comme le silence,
rouge comme les nerfs d'une bête,
blanc comme le coeur d'un dieu,
rouge comme la haine qui se déverse,
blanc comme une blessure qui se glace,
rouge comme les ombres dévorant la nuit,
blanc comme un soupir transperçant la lune,
blanc qui étincelle et rouge qui tombe.
Ton ombre tisse mon chemin dans l'ombre, sans but, comme une aiguille empoisonnée.
Ta lumière frappe gracieusement la tour de l'eau et, comme la foudre, coupe la source de ma vie.
Car personne d'autre n'a le pouvoir de changer mon univers.
Celui qui lie l'amour et la beauté n'a jamais connu l'amour. Celui qui lie l'amour et l'horreur a déjà aimé.
Ce monde tout entier n'existe que pour te poursuivre.
Notre monde n'a pas de sens. Pas plus que nous, qui y vivons. Quand nous, dont l'existence n'a aucun sens, imaginons le monde, c'est là que le fait même de savoir qu'il n'a pas de sens n'a aucun sens non plus.